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Karaté, la voie de la main vide

Dernière mise à jour : 20 déc. 2022

Interview de Victor Cayol professeur de Karaté


Nous sommes convaincus que nos expériences vécues font de nous les personnes uniques que nous sommes et influencent nos choix de vie. C’est ce qui définit chacun de nos professeurs et ce qu’ils apportent à l’identité de la Sacamp.


Après Rachid (Taekwondo) et Alex (JJB et judo) ; c’est au tour de Victor (karaté) de nous dévoiler son parcours.


Le Karaté est un art martial japonais développé dans l’ancien Royaume de Ryukyu (Le gouvernement japonais moderne a annexé le royaume de Ryūkyū et y a établi la préfecture d'Okinawa en 1879)

Le karaté devient une technique mortelle après la conquête d'Okinawa par le clan japonais Satsuma, en 1609. Les conquérants ayant banni les armes, les maîtres de karaté doivent développer des techniques pour réussir à combattre les samouraïs armés avec seulement leurs mains, leurs pieds et des outils agricoles.

Le karaté-do (voie de la main vide) se concentre principalement sur les coups portés, poings et pieds, à distance de combat. Il est connu comme étant un art d’auto défense.

Les techniques de défenses « uke » et les techniques d’attaques « atémi » se font à l’aide de différentes parties du corps : des coups de poings, des coups de coudes, des coups de genoux, des coups de pieds ainsi que des techniques de mains/palmes ouvertes et fermées semblables à des couteaux.

Maître Gichin Funakoshi est considéré comme le père fondateur du karaté moderne. Le karaté se répand dans le reste du Japon lorsque le maître Gichin Funakoshi quitte Okinawa pour Tokyo. Il a joué un rôle principal dans le développement et la diffusion des arts martiaux Okinawan, au Japon et à travers le monde.

Il existe plusieurs styles de karaté dont le Karaté Shotokan est le style le plus pratiqué au monde (80% des licenciés en France) et celui enseigné au dojo.


 

Victor et le karaté

Le sport a accompagné Victor tout au long de sa vie. Il commence par l’athlétisme à l’âge de 10 ans aux Antilles. Il arrive deux ans après à Paris et continue sa pratique en région parisienne.

En plus de l’athlétisme, il commence à jouer au football au Blanc Mesnil jusqu’à 40 ans environ !

Il commence la pratique des arts martiaux plus tard vers l’âge de 17 ans. Comme beaucoup, il est bercé par la filmographie de Bruce Lee mais le point de départ de sa volonté de pratiquer le karaté vient plutôt d’un défi qu’il se lance pour pouvoir « battre » son frère de 7 ans son aîné !

Et comme pour ses autres pratiques sportives, il s’y met à fond !

Il s’entraîne 6 heures par semaine et c’est sans compter l’entraînement de fond (travail d’endurance journalier : jogging le matin tôt avant d’aller travailler, à l’heure du déjeuner etc…).

Si bien qu’il obtient sa ceinture noire 3 ans après ! Il est aujourd’hui Ceinture noire – 4ème DAN.

Il fait ses armes auprès de maîtres tels que Jean-Luc Montama (1er Champion du monde individuel en France en catégorie lourd pendant 7 ans ou encore Bernard Dumoulin (ceinture noire 8ème DAN) et Serge Chouraqui (Ceinture noire – 9ème DAN et Président de la ligue de Karaté de Paris).


La Compétition

Naturellement, il fait de la compétition et ce, pendant 15 ans.

L’un de ses meilleurs souvenirs de compétition est sa victoire contre l’équipe d’Angleterre au 3ème championnat d’Europe à Tel Aviv en 1992.

C’est en championnat IDF dans les années 90 qu’il tombe sur son meilleur adversaire où il tombe littéralement KO sur un mawashigeri.

Mawashigeri (coup de pied circulaire) qui reste sa prise préférée. Il la trouve aisée à réaliser, d’autant plus qu’elle rapporte 3 points en compétition !

Quand on lui demande ce qu’il aime dans la pratique des arts martiaux, il nous répond : respect, humilité et confiance en soi. La confiance en soi permet d’avoir une posture qui impose le respect.

En parlant d’humilité, c’est ce qu’il apprécie le plus chez les sportifs de haut niveau, il nous donne pour exemple Teddy Riner qui selon lui, malgré sa renommée, a su rester quelqu’un de simple et accessible.

Selon Victor, la France se place aujourd’hui dans les 3 premières places derrière l’Espagne et avant l’Italie.


L'enseignement pour Victor

Victor a toujours aimé l’enseignement, il aurait adoré être éducateur sportif mais son parcours de vie en a décidément autrement. Il a « touché » un peu à tout comme par exemple, grâce à ses compétences techniques, au domaine du chauffage et climatisation, machiniste mais aussi agent de la sécurité et finit par trouver un poste dans la police où il développe sa carrière professionnelle.

Il enseigne le karaté depuis plus de 20 ans et surtout a réussi à allier son goût de l’enseignement avec son activité professionnelle puisqu’il est devenu instructeur à la fois de Krav Maga et de gestes techniques d’intervention.

A la Sacamp, il enseigne le karaté Shotokan basé sur des techniques de positions basses.

Victor gère des groupes d’enfants à partir de 4 ans et un groupe d’adultes. Beaucoup (toutes sections confondues) ont apprécié les stages qu’il a donné pendant les vacances scolaires.

Patience, pédagogie et discipline sont ses mots d’ordre pour gérer ses cours. Il demande à ses élèves de se présenter au début de chacun de ses cours. Il les responsabilise en leur donnant des taches et démonstrations à faire pendant le cours pour les autres élèves.

S’il se rend compte qu’un enfant a plus de difficulté, il va tenter de le rassurer et de lui apporter plus d’attention.

Il se souvient s’être occupé d’un enfant harcelé par les autres. Victor a pris en charge cet enfant et dialogué avec le reste du groupe pour les sensibiliser sur le harcèlement.

Victor nous fait profiter de son expérience de la gestion des conflits. On peut dire qu’il dégage une certaine « force tranquille ».



Propos recueillis par Nithaya

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